24 mai 2008
Richard Swift - talent à suivre
Découvert par hasard, il y a une semaine.
J'avais besoin d'une musique d'accompagnement pour faire le ménage dans mon petit studio (belle entrée en matière, n'est-ce pas ?), j'ai pioché un disque au hasard : une compilation du magazine branchouille Rock & Folk, automne 2005, achetée mais jamais écoutée. Piste 1, 2, 3, 4, le disque tournait, j'écoutais d'une oreille distraite, trop occupée à astiquer, balayer, serpillièriser, ajax-vitrer, océdariser mon intérieur... Ce jusqu'à ce qu'une chanson attire mon attention : "Lovely Night" de Richard Swift. Une atmosphère étrange à la Tom Waits, un timbre de voix particulier, des paroles intrigantes. Le genre de chanson que la chenille opiomane d'Alice au pays des Merveilles aurait pu écouter sur son lecteur MP3.
Il me fallait cet album - ou tout autre disque du même artiste. Hop, direction le disquaire le plus proche. Après avoir retourné les trois quarts du rayon "rock indépendant" j'ai fini par trouver un CD de Richard Swift : Dressed up for the letdown, sorti outre-altantique en 2006 et disponible en France depuis quelques mois.
L'opus est à la hauteur de mes espérances. Depuis une semaine, les mélodies de Swift me suivent dans le bus, sous la douche, au travail et même ici, au clavier.
S'il faut ranger l'artiste dans une catégorie, choisissons la case "pop/rock indé néo-folkisante expérimentale douce-amère à vocation artistique mais pas sans une certaine pointe d'auto-dérision". Certains lui trouvent des liens de parenté musicale avec Rufus Wainwright ou Randy Newman. J'ajouterais deux branches (et non pas "vieilles branches", ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit) - à l'arbre généalogique : les Beatles et Supertramp. C'est un bricoleur de talent qui ose parfois des mariages sonores étranges, comme avant lui Brian Wilson (qui rappelons-le avait fait croquer des légumes crus à Paul McCartney sur l'album Smiley Smile* ).
Difficile de décrire le personnage, il est complexe et complet.
L'accueil de la critique semble avoir été bon aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, celui du public itou. En France, la FNAC vient de faire de cet album l'un de ses coups de coeur. Quelque chose me dit qu'on n'a pas fini d'entendre parler de ce Richard Swift...
A suivre, donc.
* chanson Vegetables, Beach Boys, 1967. Les bruits de mastication y sont utilisés en tant que percussions.
Ménage de printemps
La navigation sur ce blog commençait à être quelque peu fastidieuse (merdique, si vous préférez). Plus ça va plus je me disperse entre bavardages, dessins, peintures et photo.
Un peu de ménage s'imposait, j'ai donc remanié les catégories d'articles (voir sur la colonne de droite), reformulé quelques libellés pour les rendre plus explicites. Le ménage est encore en cours, n'oubliez pas de mettre les patins en entrant. En vous remerkiant.
14 mai 2008
Le nirvana à la portée des orteils

Comment voulez-vous y résister ?
13 mai 2008
Le lapin tranquille
Dessiné au bureau, pendant la pause déjeuner. Voici sans doute ce à quoi le lapin d'Alice aurait ressemblé s'il n'avait pas été un maniaque de la trotteuse.
Amis du soir...
Bonsoir.
12 mai 2008
Un peu d'iode

St-Guénolé Penmarc'h, Finistère. En face, l'Amérique (visible uniquement par temps clair).
Ce week-end, retrouvailles avec ma tribu. Quelques jours en jean-baskets au grand air avant de retouver les bureaux climatisés et de se noyer dans les chiffres.
Ah, la liberté... On finirait par y prendre goût.
04 mai 2008
Peut mieux faire mais aurait pu faire pire (moi pas fait beaux-arts)

Je viens de re-re-re-re-revoir Annie Hall. Ca fait du bien, quelques minutes d'Allen dans ce monde de brutes.



