30 novembre 2009
Lu
"Les vraies questions doivent être insolubles car une réponse les fixerait alors qu'elles sont par nature mobiles dans des êtres mobiles."
Henry Bauchau, la Grande Muraille, journal de la Déchirure (1960-1965), éd.Actes Sud, 2005
24 novembre 2009
Dale tu mano al indio... (épisode 2/2)
Pour mémoire, le premier épisode se trouve ici. Revenons donc à cette journée d'octobre 2008...
Touchée par l'interprétation de Mercedes Sosa, j'ai eu envie de pousser plus loin l'exploration de son répertoire en écoutant une petite quinzaine de titres sur Deezer. Parmi ces chansons, la suivante a retenu mon attention : Cancion para mi América. En voici un aperçu avec la version de son auteur : Daniel Viglietti.
Cancion para mi america - Daniel Viglietti
NB : Il va sans dire que la version de la Negra est autrement plus puissante (je ne l'ai pas retrouvée sur le site, hélas).
Autant l'avouer, mes maigres connaissances en espagnol (et pour cause : ich bin germaniste) ne m'ont permis de saisir qu'un mot sur cinq à la première écoute. Grâce à de vieux restes de latin, des rudiments de portugais, de l'intuition et un gros coup de pouce de Monsieur le Traducteur-Google, j'ai fini par comprendre que la chanson invitait l'auditeur à "donner la main" aux amérindiens : s'inspirer de leur sagesse, leur persévérance et leur refus de la soumission.
Pfiou...
Me sont revenus en mémoire des bribes de Tristes Tropiques de Lévi-Strauss, de vagues souvenirs du Vieux qui lisait des romans d'amour (Luis Sepulveda) et d'un documentaire sur les indiens Jivaros vu quelques années plus tôt.
Mon imaginaire (déjà bien inspiré par la musique brésilienne que j'écoutais à cette époque de l'année...) s'est mis à galoper comme un guanaco fou dans la pampa.
J'ai pris la résolution de me documenter "sérieusement" sur le sujet et de commencer à réfléchir à une peinture sur le thème des peuples indigènes d'Amérique du Sud. Puis il a commencé à se faire tard.
Hop ! Dodo.
Eeeet... voici une reconstitution approximative du rêve que j'ai fait cette nuit-là (gouache commencée en juin, finie ce week-end):
Pour résumer la chose :
J'ai sauvé un jeune cervidé. L'animal s'est aussitôt transformé en deux amérindiens enveloppés dans des couvertures.
Assis en tailleur, face à face, nous sommes restés à nous regarder pendant un long moment, en silence. Leur regard - profond - n'avait rien d'inquiétant. Plutôt bienveillant. Ils avaient manifestement une vérité fondamentale à me révéler (je suppose qu'ils n'auraient pas fait le déplacement pour rien...).
Par politesse, je me suis permis de leur offrir un petit quelque chose : un palet breton pur beurre que j'ai rompu en deux, dans un geste christique, pour en donner une moitié à chacun.
En montrant le tableau noir où figuraient deux courbes, l'un des indiens a dit :
"...difficile pour un écrivain... [grosso modo : d'arriver à transmettre de manière fidèle et exhaustive sa pensée au commun des mortels]"
Et je me suis retrouvée avec un ara bleu sur l'épaule. Nous avons longuement discuté, tous les deux - je sifflais, il sifflait en retour.
******
Un rêve étrange qui avait quelque chose de solennel... et de très agréable.
J'ai souri, au réveil, en m'imaginant qu'au fin fond de la forêt amazonienne ou sur les hauteurs des plateaux andins, deux amérindiens discutaient peut-être autour d'un petit déjeuner :
- Pfff... Tu parles d'un rêve à la c**... J'ai rêvé qu'on était partis transmettre notre sagesse ancestrale à une abrutie d'européenne. Et tu sais ce que cette radine nous a offert en échange ? Un pauv' gâteau sec !
- Ah ouais ? C'est marrant dis donc, j'ai fait le même rêve.
*****
Suite à ce rêve :
- j'ai relu les livres mentionnés dans ce billet de novembre 2008 et peint ce toucan :

(ma première intention était de peindre l'ara du rêve mais par superstition, je me suis rabattue sur une autre espèce tropicale)
- j'ai continué à m'intéresser au répertoire de Mercedes Sosa et à sa biographie (c'est ainsi que j'ai appris qu'elle était originaire du Tucuman, au Nord-Ouest de l'Argentine, et descendait d'indiens Diaguitas).
23 novembre 2009
Pas de bras, pas de chocolat
Citoyens, citoyennes,
Vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a eu comme qui dirait de l'eau dans le gaz du couteau dans la plaie de la peau de l'ours (qu'on n'avait même pas tué, d'ailleurs) entre l'Île d'Emeraude et notre bel Hexagone, ces derniers temps.
Dans un souci d'apaisement et pour redorer le blason de notre charmant pays aux 1001 fromages, je vous propose de participer à l'événement majeur que voici :
Comment participer ? Rien de plus simple :
Le 31 février prochain (jour de la Saint Glinglin) il vous suffira de renoncer totalement à l'usage de vos mains pendant 24 h.
De nombreuses animations seront organisées à travers le pays :
- Initiation à la pelote basque sans les mains
- Initiation au foot-pétanque (port de chaussures de sécurité obligatoire)
- Stages de harpe celtique sans les mains
- Cours et spectacles de mime sans les mains, en partenariat avec la FFMSM (Fédération Française de Mime Sans les Mains)
Mobilisons-nous !
[Le contenu de ce billet est FICTIF, je préfère préciser, ne sait-on jamais... Pas envie d'avoir des problèmes, moi.]
Un zoizeau pour Môman
Elle avait besoin d'un dessin de la taille d'une carte postale standard, pour s'entraîner à faire de l'encadrement (eh oui les travaux manuels, c'est de famille par chez nous), alors hop ! Barbouillé une tête de zoizeau.
L'histoire de l'art contemporain ne s'en trouvera pas bouleversée, mais pas grave.

18 novembre 2009
Une vocation est née
Mouhahaha, prends garde, monde impitoyable de la bédé car voici Lennie, plus en forme que jamais.
Tout y est : textes percutants, sens inné du comique de situation, de répétition, etc., maîtrise parfaite de la technique...
Je suis FAITE pour ce mode d'expression.
Voici la preuve, une planche que j'ai mis près de deux semaines (ou 10 minutes, ma mémoire est incertaine) à achever.
Sob.
Plus sérieusement, ces derniers temps, deux ou trois (voire une bonne douzaine) idées ont germé sur mes idées noires de chercheuse active d'emploi. Idées qui vont très probablement prendre la forme de dessins dans des cases.
Il me manque le temps (c'est bien connu : y a pas plus surmené qu'une chômeuse ou un retraité) et l'énergie, mais promis, je vais pousser un peu pour que ça sorte.
Bonne demi-semaine à vous et joyeux non-anniversaire.
Allez en paix.
04 novembre 2009
Breaking news
La nouvelle est tombée hier soir à 23h50 : 
Barbouillage fait en vitesse, dans les minutes qui ont suivi.
(nb : le chimpanzé à lunettes qui crie, c'est censé représenter votre dévouée Lennie)
02 novembre 2009
La couverture parfaite
Il y a presque un an, j'ai eu le coup de foudre pour une couverture polaire trrès grande, trrrès épaisse, trrrrès douce et trrrrrès rouge. Quand je m'enroule dans cette couverture et que je ferme les yeux, j'ai la sensation d'être dans une poche de kangourou.
D'où le marsupial ci-dessus.
Voilà.
Bon, ne faîtes pas trop attention à Pompon le papillon et Popo l'escargot, c'était juste histoire de remplir l'arrière-plan.








